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06-04-2026

22:45

Nouakchott : augmentation du tarif du transport, la population dans le désarroi, les taximan se frottent les mains

RIM INFOS - À Nouakchott et plus particulièrement dans les quartiers périphériques, la hausse des prix du carburant plonge les populations dans de grandes difficultés. Entre longues attentes au bord de la route, dans les carrefours et hausse du prix du transport, le quotidien des habitants est fortement perturbé.

La commune de Riyad, à l’image de plusieurs quartiers de Nouakchott, les habitants subissent de plein fouet les conséquences des hausses des prix du carburant. L’augmentation des prix de transport des taxis entre les quartiers et les Moughataas, largement suivi par les conducteurs de taxis et touk touk, plonge les habitants dans une situation particulièrement compliquée, perturbant fortement leurs déplacements quotidiens.

Depuis le début de l’augmentation des prix du gasoil et de l’essence, de nombreuses personnes peinent à se rendre à leur lieu de travail ou à se déplacer d’un quartier à un autre. Certains tarifs de taxis ont doublé et d’autres ont triplé.

L’Echangeur Taazour (Bamako) -Poteau 3 : 30MRU, Poteau 3-Carrefour de l’Amitié (Madrid) 30MRU et de Carrefour de l’Amitié à la BMD 20MRU. De Carrefour Ghandahar au Poteau 6, le billet est à 20MRU et de Poteau 6 à la BMD le conducteur exige 30MRU. L’axe Afarco-Centrale bleue pour le toktok est passé de 10MRU à 20MRU.

Pour l’axe Pont Taazour-Arrêt des bus, les taximans réclament 30MRU. Et, du Pont de l’Amitié à celui de Taazour, les taximans demandent aux clients 30MRU. La situation est la même en allant du Carrefour Hakem (Riyad) vers les quartiers de Tarhil (Magham Ibrahim -Michelin, Carrefour Abdallahi, Istambul, ……

Et, face à cette situation jugée « désastreuse » par des habitants ; certains n’ont d’autre choix que de parcourir de longues distances à pied.

D’autres se tournent vers des alternatives comme les motos, les vélos ou les charrettes, malgré les risques que ces moyens peuvent représenter en matière de sécurité.

Dans les principales avenues et artères des autres communes de la capitale, le décor est frappant : la circulation est quasi inexistante, des véhicules particuliers et des toktok assurent le relais. Une situation qui profite d’ailleurs à ces derniers, dont l’activité connaît une forte hausse depuis l’annonce des nouveaux prix du carburant.

Sur ce sujet, Oumar, chauffeur de taxi déclare : « Nous sommes obligés d’augmenter le prix du transport pour garantir le carburant ».

« Le gasoil est passé de 512 à 563 ouguiyas, soit une augmentation de 10 %. L’essence a grimpé de 511 à 589,7 ouguiyas, soit 15,3 %. », explique-t-il. Non loin de lui, Ablaye raconte : « Le tarif du transport est lié aux prix du carburant et les prix des denrées de grande consommation sont chers ».

Selon Cheikh, vendeur de menthe, depuis l’annonce des nouveaux prix du carburant, il dépense 150MRU dans le transport entre PK8 et les jardins de la menthe dans le quartier Zaatar. « Mes bénéfices sont très minimes, mais, je n’ai pas de solution », dit-il.

« Entre PK13 (Riyad) et la plage des pêcheurs, les frais de transport varient (aller-retour) entre 180 et 200MRU. En plus le prix du poisson a aussi augmenté ». « Nous demandons aux autorités de revoir cette situation », raconte Peinda, marchande de poissons.

Cependant, pour la majorité des habitants, le quotidien reste désagréable. Les populations ne sont pas au bout de leur peine et redoutent une prolongation de cette nouvelle augmentation des coûts de transport liée à la hausse du prix carburant. En attendant des lendemains meilleurs, le citoyen contemple et supporte !

Aboubakrine SIDI





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